JERZY LEWCZYNSKI

 


Jerzy Lewczyński
Du 4 octobre au 17 novembre 2013.

Jerzy Lewczyński (1924) a été un acteur et un témoin de premier plan de la scène photographique polonaise de la seconde moitié du XXe siècle. L’exposition Dire ce que l’on ne peut voir, voir ce que l’on ne peut dire, présentée en partenariat avec le Musée National de Gliwice, est sa première exposition monographique à l’étranger 1. Elle réunit un ensemble d’oeuvres qui couvre la période du milieu des années 1950 jusqu’à 2010. Le corpus de près d’une centaine de tirages originaux et d’épreuves de lecture présenté, propose d’observer les étapes du passage d’un exercice subjectif du regard, par le biais notamment des expérimentations formelles des années 1950, à la pratique de la photographie trouvée, à partir des années 1970.

« Issu du milieu amateur, Jerzy Lewczyński expose ses photographies dès le milieu des années 1950. Cette décennie, marquée à ses débuts par l’introduction de la doctrine du réalisme socialiste comme unique modèle à suivre, donne lieu durant sa seconde moitié, à la faveur du dégel politique, à un important bouillonnement culturel. Les photographes cherchent à renouer avec les avancées des avant-gardes internationales de l’Entre-deux-guerres. La domination en Pologne durant les années 1920-1930 de l’esthétique pictorialiste prive les photographes de la jeune génération de repères formels ou théoriques. On voit apparaître de multiples tendances, faites d’emprunts tantôt au Bauhaus, tantôt au Surréalisme. C’est dans ce contexte que Lewczyński fait ses premières armes en réalisant à la fois des photogrammes, des photomontages ou des photographies en contre-plongée. La série intitulée Photo-théâtre (1956), qui réunit sur une scène sans logique apparente des objets de la vie quotidienne, semble renvoyer à un monde dénué de sens. Lewczyński cherche à éviter l’écueil d’une approche formaliste qui ne serait que pure esthétique. Si le regard subjectif sur le monde extérieur est convoqué, c’est pour dire quelque chose sur l’homme et ses expériences passées : la guerre, la faim, la mort, mais aussi l’espoir, l’humour. L’approche documentaire de Lewczyński laisse paraître un réalisme sombre. La quête de l’émotion visuelle passe par des photographies usant de la métaphore, de l’oxymore. La rencontre avec les photographes Zdzisław Beksiński et Bronisław Schlabs dans les dernières années de la décennie marque un tournant dans le travail de Lewczyński. Les années 1950 voient le photoreportage prendre une place importante dans le paysage photographique L’exposition The Family of Man est présentée à Varsovie en 1959. On parle à cette époque de « reportage artistique », mais pour Beksiński, le photoreportage a conduit la photographie dans une impasse, réduisant l’image à l’anecdote. Avec ses deux amis, il se propose de trouver les moyens de sortir de cette crise, en créant notamment un dispositif activant le jeu des associations d’images entre elles et avec les mots.

Dans les années 1960, l’approche de Lewczyński se fait plus anthropologique. Il documente certaines traces laissées par l’homme : graffitis, inscriptions, enseignes. Son intérêt se porte également sur les photographies vernaculaires, des images sans qualité, (pierres tombales, vitrines de studios photographiques). A la fin des années 1960, il interroge la question de l’auteur en utilisant dans un polyptique d’abord ses propres photographies de famille, puis celles trouvées par hasard. Durant les années 1970, il développe ce travail en faisant notamment des agrandissements des négatifs, montrant tantôt les scènes imperceptibles à l’oeil nu, tantôt la structure même du négatif, sa gélatine. » Patrick Komorowski commissaire de l’exposition (1) L’exposition Jerzy Lewczynski Dire ce que l’on ne peut voir, voir ce que l’on ne peut dire, conçue par Patrick Komorowski, a été présentée à l’occasion de l’Été Photographique 2013 à Lectoure, avant sa venue à Guingamp au Studio[GwinZegal].

au Studio GwinZegal - 3 rue Auguste Pavie - 22200 Guingamp
Exposition organisée par GwinZegal et le Musée National de Gliwice.(Pologne)

Dossier de presse au format PDF


LANDFALL/Lucas Felzmann

 



Landfall - Lucas Felzmann


Dans la Vallée de Sacramento, en Californie, Lukas Felzmann esquisse une carte, « archéologie visuelle » de territoires abandonnés des hommes, où se donnent à lire des fragments d’histoires que l’on imagine singulières. Séries paradoxales que celles présentées par Lukas Felzmann sur les États-Unis, vieux de seulement deux siècles et dont l’imaginaire national s’est construit et se construit encore très largement aujourd’hui autour de la photographie, apparue quelques décennies après la déclaration d’indépendance de Thomas Jefferson le 4 juillet 1776.

GALERIE TH13 - Berne - www.fondationdentreprisehermes.org
GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
du 7 juin au 13 octobre 2013


A JOURNEY /Patrick Messina

 



A JOURNEY - Patrick Messina


A Journey
La concomitance de la transformation urbaine radicale liée à la révolution industrielle et de l’invention de la photographie renouvelle le regard sur la ville en rompant avec une représentation par trop figée (gravures et plans) dans laquelle le monument occupait une position centrale. La photographie se saisit, dans cet univers en perpétuel mouvement, de la figure du piéton, des signes urbains, de la nuit et sa
profusion d’éclairages artificiels, des jeux de miroirs auxquels se prêtent les vitrines des magasins… Paris, New York, Berlin, Londres deviennent les « sujets », actifs ou
passifs, à partir desquels de très nombreux photographes expérimentent la richesse expressive de leur média.
Le travail de Patrick Messina s’inscrit, pour partie, dans cette tradition de la photographie urbaine. Non pas celle de la Street Photography, ni celle d’une photographie documentaire à caractère social, ou encore d’une mise en exergue de la démesure des villes.
Patrick Messina est un amateur de la forme urbaine dans ce qu’elle contient de hasard, d’hypothèse, de richesse, de créativité… il aime avant tout arpenter la ville, les villes, et faire partager son étonnement, sa curiosité, son attachement pour ce monde de transformations incessantes où des femmes et des hommes poursuivent une multitude de destinées singulières. L’esthétique de la ville, à travers cet entrelacs
de fluidité, de formes, de lumières, de ruptures, est une des qualités auxquelles s’attache le regard du photographe.
Dans A Journey, Patrick Messina se joue des échelles, du point de vue à partir duquel il opère, pour créer un soupçon d’irréalité, plongeant le spectateur dans un sentiment de trouble, de confusion visuelle. Notre regard sur la ville perd de son évidence. Le photographe ne cherche pas à conforter notre perception de l’espace urbain, ni à nous livrer des indications sur les villes représentées. C’est la ville au sens générique du terme qui est l’objet de son intérêt.
Reconnu dès ses premiers travaux pour la singularité de ses portraits d’acteurs, de réalisateurs, d’écrivains, de musiciens… réalisés pour la presse (Inrockuptibles, Libération, Télérama, Le Monde), Patrick Messina s’est engagé depuis quelques années dans un travail au long cours sur l’univers des villes. C’est ce travail, rarement
exposé, qui est montré pour la première fois en Suisse. Pour cette exposition à Berne, le photographe a déambulé dans la ville pour y saisir des fragments. Ces points de vue sur la capitale fédérale côtoieront des photographies réalisées à Tokyo, New York, Chicago, Le Cap…
Formé à l’Ecole Louis Lumière à Paris, Patrick Messina partage son temps entre travaux personnels, commandes pour la presse, l’industrie et l’opéra.
Paul Cottin, commissaire de l’exposition

GALERIE TH13 - Berne - www.fondationdentreprisehermes.org
GwinZegal participe à la direction artistique de la Galerie TH-13 pour le compte de la fondation d'entreprise Hermès
du 5 avri l au 1er juin 2013


CHAMPS/CONTRE-CHAMPS les visages de la ruralité
Rémy Artiges, Ken Grant, Dalila Ingold, Dorothea Lange, Andrew Lichtenstein, Carlos Javier Ortiz, Pierre Pedelmas, Andy Sewell, W. Eugène Smith, Anthony Suau et la projection des films de Guy Chapouillié et Claude Bailblé et de Marie-Monique Robin

 



Vernissage le vendredi 22 mars 2013
18h
vernissage de l’exposition présentant les travaux des photographes Rémy Artiges, Ken Grant, Dalila Ingold, Dorothea Lange,
Andrew Lichtenstein, Carlos Javier Ortiz, Pierre Pedelmas, Andy Sewell, W. Eugène Smith, Anthony Suau et la projection des films
la guerre du lait de Guy Chapouillié et Claude Bailblé et les Moissons du futur de Marie-Monique Robin

Champs/ contre-champs, dans la continuité de l‘exposition Visage(s) de l’Europe Rurale présentée en 2012 par le Centre d’Art GwinZegal, se donne pour ambition de poursuivre année après année, l’exploration et le questionnement des ruralités...
Pour cette première édition de Champs/ contre-champs il apparaissait indispensable de présenter à la fois: des oeuvres marquantes: Dorothea Lange et son travail réalisé dans le cadre de la Farm Security Administration, W. Eugène Smith et son reportage sur le Dr Ceriani ou encore la production de Pierre Pedelmas, photographe qui se revendique amateur, sur le village de ses origines. des oeuvres d’artistes contemporains: Another Country du jeune photographe britannique Andy Sewell, The Bird House de Kent Grant, Nature® du photographe français Rémy Artiges ou Rural meals typologie in Brittany de la photographe suisse Dalila Ingold des travaux proches par la forme du reportage: avec Andrew Lichtenstein, Anthony Suau et Carlos Javier Ortiz du collectif Facing Change: Documenting America
Ces expositions sont enrichies de la projection de deux films: la grève du lait en Bretagne en 1972 de Guy Chapouillié et Claude Bailblé les Moissons du futur de Marie-Monique Robin. et de l’organisation de conférences, en partenariat avec le Pays de Guingamp, dont la première le soir du vernissage animée par Emmanuel Laurentin, animateur et producteur de l’émission La Fabrique de l’Histoire sur France Culture, permettra une mise en perspective de la question de la ruralité.
Cette manifestation est aussi l’occasion d’affirmer l’inscription géographique, mais aussi sociale et artistique, du Centre d’Art GwinZegal sur le Pays de Guingamp et son attachement, au-delà des activités menées hors de cet espace, à approfondir le lien qui nous attache à ce territoire.

A l'ESPACE FRANÇOIS MITTERRAND (1, place du Champ au Roy 22200 Guingamp) et au STUDIO GWINZEGAL (3, rue Auguste Pavie 22200 Guingamp)
du 23 mars au 26 mai 2013. Entrée libre.
ouvert les mercredi/vendredi/samedi/dimanche de 15h30 à 18h30
& vendredi de 10h à 12h
Visite commentée gratuite tous les dimanches à 16h30
Demande de visite de groupe : info@gwinzegal.com - Tel : 02 96 44 27 78