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Editions GwinZegal & BöhmKobayachi
Format 21/27 cm
422 pages - couverture souple reliure suisse
Prix : 68 €

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Imaginary club L’univers d’Oliver Sieber explore la contre-culture de groupes sociaux, jeunes pour la plupart, qui fréquentent des clubs où se produisent des formations musicales au style affirmé. De cette subculture, qui se vit à l’échelle de la planète, nous connaissons aujourd’hui la forme visuelle développée par ses propres membres et qui circule essentiellement par les réseaux sociaux. Toute l’intelligence du projet d’Oliver Sieber est de construire, à rebours de ces pratiques photographiques dominantes, un travail d’une grande rigueur esthétique et documentaire. Pour dessiner le portrait de ces multiples « tribus urbaines mondialisées », il a emprunté à diverses écritures photographiques : du studio à une forme de nature morte en passant par un journal, sorte d’errance photographique. Sociologique ou anthropologique, son approche doit beaucoup à son immersion au sein de cette contre-culture qui, sans s’opposer directement à la culture dominante développe une esthétique singulière à travers ses propres codes et rituels. Dans des vues aux cadrages rigoureux, Oliver Sieber a exploré les studios d’enregistrement « amateurs » où s’autoproduisent nombre de groupes à la lisière du circuit officiel des majors ; dans un studio qu’il installe devant les portes des salles de concert, il a réalisé une importante série de portraits couleur, à mi-chemin entre plan américain et plan rapproché ; et, enfin, il a déambulé dans les grandes métropoles qu’il a traversées pour en saisir dans l’instant, en noir et blanc, les ambiances. De cet entremêlement d’images surgit un univers complexe, déroutant, où, paradoxalement, l’attestation de la singularité cohabite avec l’instinct grégaire. Cette affirmation de l’individualité passe, sans doute de manière inconsciente, par des pratiques qui remontent à la nuit des temps – tatouage, piercing, scarification ou multiples manières de porter la coiffure – et sont généralement associées dans nos sociétés occidentales à des pratiques dites « primitives ». Au-delà de sa qualité photographique, le travail d’Oliver Sieber interroge ainsi la fonction de représentation à l’oeuvre dans nos sociétés contemporaines, enclines à normaliser nos manières d’apparaître dans l’espace social.