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Essai de Christoph Ribbat.
Format 25/25 cm, 192 pages couleur. Couverture cartonnée.
Livre épuisé en France pour l'édition anglaise voir le site de Steild
Ce livre a remporté le Deustcher Fotobuchpreis 2008, et a été nommé pour le prix de la Deutsche Börse 2008.
Prix : 32 € TTC (ISBN: 978-3-86521-449-2)

Fils et petit-fils de pasteur, Jacob Holdt choisit en 1970, après une énième confrontation avec son père, de se rendre au Canada pour travailler dans une ferme. Quelques mois plus tard, il décide de partir pour le Chili alors en pleine effervescence politique. Peu de temps après avoir franchi la frontière qui sépare le Canada des Etats-Unis, il est victime d’une agression perpétrée par deux membres de la communauté noire. Très choqué devant une telle violence, il se met à la recherche des auteurs de l’agression, pour comprendre ce qui a pu motiver cet acte. Il découvre une réalité, à laquelle ni son éducation ni les informations disponibles ne l’avaient préparé. Pour tenter de comprendre pourquoi dans un pays si riche la quasi-totalité de la communauté noire est maintenue dans un tel état de pauvreté et de détresse, Jacob Holdt parcourt les Etats-Unis, partageant au hasard de ses rencontres les conditions d’existence misérables de la communauté noire américaine, découvrant, un peu plus chaque jour, le racisme qui la frappe. Il relate cette réalité dans de longues lettres à ses amis restés au Danemark et à son père. Incrédule, son père lui expédie un petit appareil photographique pour qu’il apporte la preuve de ce qu’il raconte. Jacob Holdt entreprend ainsi, un journal photographique dont il ignore encore l’ampleur et surtout ce qu’il en adviendra. Le jeune homme ne possède à cette époque aucune expérience de photographe. Pourtant au cours de ces cinq années, Jacob Holdt va accumuler un témoignage photographique des plus bouleversants et singuliers sur les Etats-Unis de cette époque. Pour ce faire, il va parcourir 200 000 km en auto-stop, vivre chez l’habitant, vendre son sang pour acheter des pellicules.Il va côtoyer non seulement la communauté noire mais aussi les autres catégories de la population du pays, y compris la communauté blanche la plus fortunée. Cette fréquentation s’étend même jusqu’à certains membres du Ku Klux Klan, toujours avec cette volonté parfois naïve de comprendre les mécanismes de ce racisme violent et primaire. Lire la suite