«Toutes les civilisations sont des civilisations
de l’image. La crise de l’iconoclasme à Byzance
a permis de comprendre que toute institution a besoin d’image,
d’une pensée et d’une gestion de l’image,
c’est à dire d’une figuration de l’invisible.
Non seulement il n’y a pas d’institution sans images,
mais l’image est en Occident, la matrice institutionnelle. Construire
un monde, c’est définir un système de représentation
collectif.» Marie-Josée Mondzain.
L’image recouvre aujourd’hui des réalités
qui vont d’une pratique familiale amateur à une production
qui relève de ce qu’il est convenu d’appeler l’industrie
culturelle ( télévision, jeux vidéo, cinéma
...) et qui s’organise de plus en plus autour d’une plate
forme numérique commune aux différents modes de production
de l’image.
La diversité des acteurs, des pratiques, des publics entre
ces deux réalités extrêmes, met en évidence
les enjeux culturels, sociaux, éducatifs, économiques,
patrimoniaux de l’image. Mettre en œuvre l’échange,
l’analyse, la confrontation à partir des différents
points de vue de ceux qui s’expriment, qu’ils soient dans
la sphère de la création, de la production, de la diffusion
ou de la réception est un des objectifs de l’association.
La mise en place de ce débat nous l’organisons, dans
un premier temps, autour de la photographie tout en prenant en compte
son inscription dans le champ plus vaste de l’image. Dans cet
horizon la photographie occupe, par certains aspects, une place singulière.
Il faudrait sans doute parler des photographies tant il paraît
que ses usages sont multiples.
De la photographie familiale, pratiquée par
la quasi totalité d’entre nous [qu’elle le soit
encore de manière traditionnelle ou avec un appareil numérique,
voir un téléphone], au reportage pour
la presse quotidienne, à la photographie de mode, publicitaire,
judiciaire ou médicale, en passant
par la photographie documentaire, sans oublier la
photographie pratiquée et le plus souvent détournée
par des artistes le champ est immense des usages de la photographie.
Dans les journaux, au musée, sur nos passeports, dans la publicité,
sur les disques durs de nos ordinateurs la place de la photographie
(et de l’image en général) est partout, présente
jusqu’à l’envahissement. Il importe alors d’en
évaluer les enjeux et d’en questionner les codes. Ce
travail de mise à l’épreuve des représentations
du monde est aujourd’hui plus nécessaire que jamais compte
tenu du poids grandissant des médias et de la place prépondérante
occupée par l’image dans ce domaine.
Une des missions de l’association GwinZegal est de participer
- en y associant des créateurs, des chercheurs, des associations,
des institutions qui œuvrent dans le domaine de l’image,
de l’éducation, les multiples publics - à ce travail
de compréhension, d’analyse, de formation autour de l’image.
Résidences de photographes, expositions, éditions, ateliers
pour des publics divers, conférences,
formations,
sont les outils que développe et propose l’association.
Notre souhait est de permettre la rencontre et l’échange
entre la création, la recherche et tous ceux et celles qui
mesurent l’importance de l’image dans la société
d’aujourd’hui.
Nos propositions sont imaginées comme des outils, liés
à l’expertise des intervenants artistiques qui s'engagent
auprès de nous, pour organiser auprès de multiples secteurs
et publics : entreprises, collectivités territoriales, institutions
liées à l'éducation, à la santé
ou au social, université du temps libre, associations, particuliers
… des projets de formation qui associent acquisition progressive
des techniques, analyse du médium et réflexion sur les
modes de restitution les plus appropriés au projet. Nos projets
de formation se veulent à la fois